LA BALISTIQUE

Généralités

 

La balistique est la science qui étudie le mouvement des projectiles tirés par des armes à feu. Lorsqu’un projectile est tirée par une arme à feu, différentes marques sont laissées, comme une marque à la base de la douille, ou bien des rayures caractéristiques de chaque arme  : la balistique les étudie et il ainsi possible de déterminer par quelle arme une balle a été tirée. Il existe de nombreux modèles d'armes à feux, différenciées par leur  calibre, le type de munitions utilisées ..etc. Un projectile est constitué d'un étui, dans lequel on a mis de la poudre puis au-dessus une balle , comme indiqué sur le schéma ci-dessous : 

balle.jpg   1-Balle, ou obus

   2-Etui ou douille

   3-Charge explosive propulsive (nitrate en général)

   4-Culot

   5-Amorce

Différents domaines d'étude

 

La balistique est subdivisée en trois parties: 

 *la balistique interne: celle-ci s'intéresse à ce qu'il se passe directement à l'intérieur du canon de l'arme (rotation de la balle ...etc.)

 *la balistique externe: elle étudie ce qui se passe après le tir, c'est-à-dire le mouvement du projectile à la sortie du canon.

 *la balistique terminale: cette dernière partie se centre sur ce qui se passe au moment ou la balle atteint la cible.



->La balistique interne

 Aussi appelée balistique intérieure, ce domaine de la balistique s'intéresse donc à tout ce qu'il se passe à l'intérieur du canon de l'arme, de la pression sur la gâchette à la sortie de la balle. Mais ce qui intéresse beaucoup plus la police scientifique, ce sont les marques laissées par l'arme. En effet, que se soient les rainures gravées dans la balle ou la marque imprimée sur le culot de la douille, elles sont spécifiques à une arme bien précise et, par comparaison, il sera ainsi possible de déterminer quelle est l'arme ayant tiré.


  *D'où proviennent les rainures présentes sur une balle ?

L'intérieur du canon d'une arme présente des rayures, sculptées en spirale : cette construction particulière est obligatoire car elle permet à la balle, lorsque la gâchette est pressée, de partir en ligne droite. Le diamètre de la balle étant un peu plus important que celui du canon, elle y pénètre en force et se met à tourner sur elle même, en suivant les rayures sculptées, dont le relief va alors s'incrusté dans la balle. La largeur des rayures, leur nombre et leur inclinaison permet d'identifier clairement l'arme. Par observation au macroscope de comparaison, on peut alors affirmer si deux balles (une provenant de la scène de crime, une autre servant de témoin, tirée par exemple par l'arme d'un suspect) ont été tirées par la même arme ou non. 


  *Et si ce n'est pas une balle qui a été trouvé sur la scène de crime ?

Il arrive que la police scientifique ne trouve pas la balle a proprement parlé (le meurtrier peut avoir pris la précaution de la ramasser par exemple) sur la scène de crime. Il faut alors se mettre à la recherche de l'étui, ou douille (voir schéma ci-dessus). Les marques laissées par le percuteur sur celle-ci sont également propres à chaque arme, et tout comme les rainures, permettent de déterminer si deux balles proviennent de la même arme. En effet lorsque le percuteur frappe l'amorce, la poudre s'enflamme, les gaz se détendent et la balle est alors éjectée. La balle part en suivant le canon, et l'étui est expulsé sur le côté. Les traces ainsi laissées par le percuteur sur l'amorce et celles également laissées par le mécanisme d'éjection sur le fond de l'étui vont permettre d'identifier le modèle d'arme ayant tiré. Mais de plus, à chaque détonation, une arme laisse sur le culot de l'étui des micro stries qui lui sont propres, permettant ainsi d'individualiser une arme. 


-> Balistique externe

La balistique externe, ou extérieure,  étudie la trajectoire et le comportement de tout corps jeté dans l’espace jusqu’à son point d’impact. Beaucoup moins utilisée par la police scientifique que la balistique interne, elle sert à déterminer la position du tireur : en effet, à l'aide de cordes ou lasers ils peuvent retrouver l'endroit d'où le meurtrier a tiré. Par la suite, un logiciel de reconstitution virtuelle permettra de mieux comprendre le déroulement des événements.

 

->Balistique terminale

La balistique terminale étudie ce qui se produit lorsque le projectile atteint sa cible et les réactions biologiques et physiologiques que cela entraîne. Il est évident que pour réaliser ces études, l'utilisation de corps humains est parfaitement impossible. Pour pouvoir étudier les blessures que la victime a subi ainsi que les lésions causées par le projectile, on a donc chercher à « modéliser » le corps humain, et on utilise alors ce que l'on appelle des « simulants », c'est-à-dire des matières qui ont les mêmes propriétés que les tissus du corps humains. Parmi ces simulants, on retrouve notamment le savon balistique, la gélatine, ou encore la peau de cochon, chacun d’entre eux ayant avantages et inconvénients. L’étude du corps de la victime permet également dans certains cas d’évaluer la distance de tir : 

- le tir peut être à bout touchant, lorsque le canon est en contact direct avec la cible ou à une distance de moins de deux centimètres. On note dans ce cas un aspect particulier de la blessure d’entrée, avec les berges de l’orifice brûlées ainsi qu’une collerette de suie autour de l’orifice, qui peut être  concentrique ou  excentrique, suivant la position dans laquelle se trouvait l’arme au moment du tir (perpendiculaire à la surface de la peau ou bien incliné)

-le tir peut être à bout portant, lorsque l’arme se trouve suffisamment près de la cible pour laisser des résidus. On remarque alors la présence d’une zone de peau brûlée en périphérie de l’orifice, ainsi que la présence d’une collerette de suie.

-on peut parler également d’un tir à distance intermédiaire: dans ce cas là, il y a aura présence d’un « tatouage » de poudre, dont la densité diminue à mesure que la distance de tir augmente. Tout comme la collerette de suie dans le cas d’un tir à bout touchant, il peut être concentrique ou excentrique suivant la position de l’arme. -

-enfin, on parle d’un tir à distance lorsque la distance de tir est supérieure à 1.5m. Dans ce dernier cas, on note la présence d’une collerette érosive, liée au passage du projectile, concentrique ou excentrique (comme pour le tir à bout touchant et à distance intermédiaire), ainsi que celle d’une collerette d’essuyage (que l’on voit plus nettement sur les vêtements).

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